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ACCROCHONS LA NUIT

ACCROCHONS LA NUIT

Tel un amuse-bouche destiné à aiguiser les papilles, exciter la curiosité et se préparer à déguster une suite prometteuse et gourmande en 2021, le documentaire Accrochons La Nuit, Récit d’une exposition en 2020 donne envie, tout simplement.

Au commencement, l’événement était prévu en ouverture de la 16ème édition du festival Les Créatives qui a eu lieu du 14 au 29 novembre. Accrochons la nuitdevait pousser les portes fermées des clubs et les métamorphoser en parcours d’exposition, une invitation à poser un regard féministe sur les collections publiques de la Ville et du Canton de Genève.

Cinq curatrices et artistes – Gabrielle BoderHélène MariéthozElena MontesinosCarole Rigaud et Maya Rochat – s’étaient emparées du projet, chacune avec une approche singulière, nourrie de questionnements et d’intérêts respectifs. Pour mettre en lumière la présence comme l’absence des voix de femmes et de minorités, elles dénichaient des œuvres enfouies dans les collections du FMAC et du FCAC et les plongeaient dans les black cube de quatre lieux historiques de la nuit genevoise –Audio, la Gravière, le Motel Campo, l’Usine (le Zoo, Kalvingrad et PTR) . En difficulté en ces temps bouleversés par un pernicieux virus, Les Créatives décidaient de s’unir à ces clubs autour d’une initiative esthétique et politique.

Les expositions imaginées intégraient différentes générations d’artistes de la scène locale et internationale : vidéastes, plasticiennes, artistes sonores, curatrices investissaient la nuit sous les phares de motardes pour réinventer une ville nouvelle. Mais les portes sont restées closes et l’exposition n’a pas eu lieu.

A la fin, il est un film, comme un cadeau de Noël à déballer.

Avec Tell me the Story, Les Créatives produisent un documentaire invitant à entrer dans ces espaces imaginés à travers les récits de Gabrielle BoderHélène MariéthozElena Montesinos et Carole Rigaud. Le public peut aisément s’imaginer déambuler et s’immerger dans ces lieux, à la découverte d’œuvres à la fois drôles, émouvantes, intrigantes de Laurie Andersen, d’Anne-Julie Raccoursier, de Pipolotti Rist et de tant d’autres, et espérer le retour de jours meilleurs.

Cette exposition aura-elle lieu ? 

Événement initial

Initialement prévu comme le week-end d’ouverture de cette édition 2020, Accrochons la nuit allait pousser les portes fermées des clubs et les métamorphoser en parcours d’expositions réunissant les forces de la musique et de l’art contemporain. 

Invitées à poser un regard féministe sur les collections publiques de la Ville et du canton de Genève, cinq curatrices/artistes se sont emparées du projet, chacune avec une approche singulière, nourrie de questionnements et intérêts respectifs. Pour mettre en lumière la présence comme l’absence des voix de femmes et de minorités, elles décrochent les œuvres des murs blancs du musée et les plongent dans les black cube de cinq lieux historiques de la nuit genevoise. Espaces exposés à la question des genres par excellence, les clubs font face à de nombreux défis d’égalité : protéger face aux violences sexistes et racistes, établir une parité dans les équipes et la programmation, prendre en compte la différenciation des pratiques spatiales et des vulnérabilités. Aujourd’hui en difficulté dans ce contexte particulier, Les Créatives décidaient de s’unir à eux autour d’une initiative esthétique et politique.

Accompagnées d’une programmation musicale, les expositions imaginées intégraient différentes générations d’artistes de la scène locale et internationale : vidéastes, plasticiennes, artistes sonores, curatrices investiront un jour la nuit sous les phares de motardes pour réinventer une ville nouvelle. 

Œuvres issues des collections du FMAC et du FCAC.

Avec le soutien du Bureau de promotion de l’égalité et de prévention des violences (BPEV)

Conversation avec Diane Daval, directrice du Fonds cantonal d’art contemporain et Michèle Freiburghaus, directrice du Fonds municipal d’art contemporain de Genève. Propos recueillis par Hélène Mariéthoz, curatrice indépendante.